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NOTE D'INFORMATION N°229

Lundi 10 Septembre 2012 - 17:49:22

 PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                  REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

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DEPARTEMENT COMMUNICATION                          Union- Discipline- Travail

 

                                         NOTE D’INFORMATION / N° 229

                                            (Abidjan, le 05 septembre 2012)

 

Le Président Alassane OUATTARA a reçu, à Abidjan, le Chef de l’Etat du Ghana, SEM John Dramani MAHAMA.

Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, a échangé ce mercredi 05 septembre 2012, à Abidjan, avec le nouveau Chef de l’Etat du Ghana, SEM John Dramani MAHAMA.

Arrivé à Abidjan à 10h10 GMT, le Président Ghanéen a eu, peu après, une séance de travail suivie d’un déjeuner avec le Chef de l’Etat au Palais de la Présidence de la République. Au terme de cette rencontre, les deux Chefs d’Etat ont animé un point de presse.

A cette occasion, le Président Alassane OUATTARA a réitéré à son homologue ainsi qu’au peuple frère du Ghana, ses sincères « condoléances », sa « sympathie » et sa « compassion », suite au décès de l’ancien Président Ghanéen, John ATTA MILLS.

Il lui a également exprimé sa ferme volonté de voir se « renforcer » les relations de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Ghana dans tous les domaines.

Enfin, le Président de la République a formé des voeux de succès pour SEM John Dramani MAHAMA et pour le peuple du Ghana.

Intervenant à la suite du Président de la République, le Chef de l’Etat Ghanéen a indiqué être venu remercier le Président Alassane OUATTARA pour sa présence et son soutien le 10 août dernier à Accra, à l’occasion des obsèques de feu John ATTA MILLS. Il a révélé que c’est lors de cet évènement malheureux qu’il a émis le voeu de se rendre en Côte d’Ivoire pour témoigner sa gratitude au Président Alassane OUATTARA ainsi qu’au peuple ivoirien, conformément à la tradition africaine.

SEM John Dramani MAHAMA a également souligné avoir mis à profit cette présence en terre ivoirienne pour « avoir des discussions au plan bilatéral » avec le Président Alassane OUATTARA, notamment sur certains « accords » et bien d’autres sujets.

Dans ce cadre, le Chef de l’Etat du Ghana a affirmé que le « territoire ghanéen ne servira pas de base arrière pour déstabiliser » la Côte d’Ivoire. « Nous n’allons pas permettre cela ; la stabilité de la Côte d’Ivoire doit demeurer ; nos deux pays ont une longue histoire commune, une même culture ; nous sommes deux peuples frères et nous allons le demeurer ; c’est à cause de la colonisation que nous avons été séparés », a-t- il déclaré notamment.

Pour terminer, l’hôte du Président de la République a assuré du maintien des relations fortes entre la Côte d’Ivoire et son pays et de leur raffermissement.

Un communiqué final lu par le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères de Côte d’Ivoire, M. Daniel Kablan DUNCAN, a sanctionné la visite à Abidjan du Président de la République du Ghana.

SEM John Dramani MAHAMA a quitté Abidjan en milieu d’après- midi pour Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

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DISCOURS DU PR AU DINER OFFERT A KIM JIM YONG (BM)

Lundi 10 Septembre 2012 - 17:29:37

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE       REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE     

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                                                      Union-Discipline-Travail

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VISITE DU PRESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE EN COTE D’IVOIRE

DISCOURS DE SON EXCELLENCE ALASSANE OUATTARA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Mardi 4 septembre 2012

 

 

-           Monsieur le Président de la Banque Mondiale ;

-           Monsieur le Premier Ministre ;

-           Madame et Messieurs les Présidents d’Institutions,

-           Mesdames et messieurs les membres du Gouvernement ;

-           Monsieur le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale en Côte d’Ivoire ;

-           Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux et Centraux ;

-           Mesdames et Messieurs les représentants de la Presse ;

-           Honorables Invités, Mesdames et messieurs ;

 

Monsieur le Président,

Pour votre première visite officielle en tant que Président de la Banque Mondiale, vous avez choisi l’Afrique et surtout de commencer par la Côte d’Ivoire.

Je voudrais donc, au nom du Gouvernement et du peuple ivoiriens et en mon nom personnel, vous souhaiter, ainsi qu’à la délégation qui vous accompagne, le traditionnel AKWABA, c’est-à-dire, bienvenue en Côte d’Ivoire.

Je voudrais aussi vous remercier de ce choix qui honore à plus d’un titre  notre pays.

Votre présence ici traduit le soutien de la Banque Mondiale à l’effort de normalisation que nous avons entrepris depuis plus d’une année.

Les  efforts déployés par le Gouvernement au plan sécuritaire, économique et social ont des résultats encourageants grâce au soutien de nos partenaires, notamment la Banque Mondiale.

Le soutien de la Banque Mondiale s’est traduit par des initiatives diverses, en particulier la tenue de tables rondes, sur la normalisation sécuritaire, sociale et économique en Côte d’Ivoire. En outre, les appuis financiers urgents et bien ciblés ont été des contributions déterminantes ainsi que l’assistance technique à la mise en œuvre de réformes.

C’est pourquoi, je voudrais une fois de plus vous exprimer notre profonde gratitude.

 

Monsieur le Président,

 

Comme vous le savez, la Côte d’Ivoire sort d’une décennie de crise sociopolitique aggravée par une crise postélectorale qui a considérablement détérioré les conditions de vie des populations. Le taux de pauvreté était d’environ 50% en 2010.

Au cours de la décennie écoulée, le taux d’investissement a fortement chuté, pour atteindre des niveaux historiquement bas, représentant en moyenne moins de 10% du PIB, contre 17% du PIB en 1998 et 30% du PIB dans les années 1970. Les performances économiques se sont dégradées, avec un taux  de croissance moyen inférieur à 2% sur la période 2000-2010, c’est-à-dire en deçà de la croissance démographique.

Mon Gouvernement a donc pris la pleine mesure de l’urgence de la situation ainsi que de l’impératif                           d’entreprendre des actions pour relancer la croissance et le développement.

Ainsi, nos efforts en matière de réformes économiques, financières et sectorielles, soutenus par la communauté financière internationale, ont permis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés.

Il s’agit-là d’une plateforme d’opportunités qui fonde la crédibilité et la viabilité de notre action pour inverser la tendance à la paupérisation de nos populations.

En effet, seule une croissance économique, forte et soutenue, s’appuyant sur les potentialités réelles de notre économie, permettra de restaurer la confiance et l’espoir de nos concitoyens.

 

Monsieur le Président,

 

Je crois fermement en la possibilité de notre pays d’entrer dans le cercle vertueux des pays émergents à l’horizon 2020. Cette vision est portée par l’ensemble du Gouvernement et traduit de façon cohérente dans le Plan National de Développement 2012-2015, un cadre de référence de notre action administrative et de nos politiques économiques et sociales.

Déjà, les résultats sont encourageants. Pour l’année 2012, les prévisions de croissance sont estimées à 8,1%, avec pour objectif une croissance à deux chiffres à l’horizon 2014-2015, conformément aux prévisions  du PND.

Ce regain de dynamisme proviendra de la performance dans les secteurs à forte potentialité, notamment grâce aux réformes mises en œuvre dans le secteur du café-cacao et de l’énergie, dans l’amélioration de la gouvernance et de l’environnement des affaires.

La croissance proviendra également de la relance de l’investissement, grâce à la stabilité macroéconomique et à la viabilité retrouvée de nos finances publiques. Le taux d’investissement public passera de 2,8% du PIB en 2011 à 5,3% du PIB à fin 2012. Le taux d’investissement global atteindra 12% du PIB à la fin de cette année, contre 8,2% du PIB en 2011, avec un objectif de 23,5% du PIB en 2015.

Le financement de ces investissements s’appuiera dans une large mesure sur les gains de l’allègement de la dette extérieure, issus du point d’achèvement de l’initiative PPTE. L’accent sera également mis sur la promotion des partenariats public-privés dans la réalisation de grands projets.

 

Monsieur le Président,

 

La contribution de votre institution dans la réalisation de ces progrès remarquables est indéniable. En effet, les appuis budgétaires de la Banque Mondiale au profit de la Côte d’Ivoire depuis 2009 s’élèvent à environ 288 milliards de FCFA dont 69,7 milliards de FCFA prévus en 2012.

De plus, plusieurs projets ont été exécutés ou sont en cours pour un montant cumulé de plus de 490 milliards FCFA, portant notamment sur les secteurs de l’énergie, de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de l’emploi des jeunes.

Toutefois, les besoins nombreux liés aux crises multiformes qu’a connues notre pays et notre vision de bâtir une Côte d’Ivoire moderne et prospère, nécessitent des financements importants.

 

L’accompagnement financier de nos partenaires, notamment de la Banque Mondiale, est nécessaire au financement du plan national de développement, en vue de faire de la Côte d’Ivoire un véritable pôle de développement économique pour la sous-région.

A cet effet, un Groupe Consultatif sera organisé en liaison avec la Banque Mondiale au dernier trimestre 2012, pour mobiliser l’ensemble des partenaires sur les défis et les opportunités du développement de la Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président,

 

Je voudrais dans ce cadre solliciter l’accroissement substantiel des allocations de la Banque Mondiale, sur la période 2013-2015, pour les porter à environ un milliard de dollars.

Pour notre part, nous sommes engagés à faire en sorte que les ressources mises à notre disposition soient utilisées de façon efficace et transparente.

Nous ne ménagerons aucun effort pour hisser nos procédures et règles de gestion aux normes internationales de référence, afin de garantir la crédibilité de l’Etat vis-à-vis de nos partenaires intérieurs et extérieurs. 

Je fonde l’espoir que votre visite permette de mieux apprécier notre stratégie et de sceller un nouveau partenariat pour l’émergence de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

En ma qualité de Président en exercice de la CEDEAO, je reste convaincu que l’intégration régionale est primordiale pour créer un environnement stable sur notre continent et nous permettra de lutter contre les grandes pandémies et le réchauffement climatique.

Je suis donc convaincu, Monsieur le Président, que vous porterez une attention toute particulière à l’Afrique subsaharienne et que sous votre haute autorité, la Banque Mondiale saura répondre, avec une approche novatrice, aux enjeux de notre continent. Il en va de l’avenir des jeunes africains.

 

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

 

Je vous invite à présent à lever vos verres, en l’honneur du Dr Kim Jim Yong, Président de a Banque Mondiale, et à la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre la Banque Mondiale et la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie.


NOTE D'INFORMATION N°228

Lundi 10 Septembre 2012 - 17:19:34

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                 REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

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DEPARTEMENT COMMUNICATION                          Union-Discipline-Travail

 

                                                  NOTE D’INFORMATION/N°228

                                                 (Abidjan, le 04 Septembre 2012)

 

Le Président de la Banque mondiale reçu par le Chef de l’Etat

Le Président de la République, SEM. Alassane OUATTARA, a reçu en audience, ce Mardi 04 Septembre 2012, au Palais de la Présidence de la République, M. Jim Yong KIM, Président de la Banque mondiale.

Au sortir de cette audience qui a duré 2h (19h – 21h), les deux personnalités ont animé un point de presse.

Le Chef de l’Etat a, à cette occasion, exprimé sa gratitude à son hôte pour tous les efforts consentis par la Banque mondiale en faveur de notre pays, surtout après la sortie de crise, et formulé son souhait de voir cette Institution demeurer aux côtés de la Côte d’Ivoire.

Le Président de la République a, par ailleurs, révélé que la Banque mondiale contribue pour moitié { l’aide multilatérale que reçoit notre pays et souligné que grâce aux réformes et au soutien de cette Institution, la Côte d’Ivoire devrait obtenir un taux de croissance de 8% cette année.

Il a ajouté que l’objectif du Gouvernement est d’arriver { un taux de croissance { deux chiffres au cours des prochaines années afin que ce renforcement de la croissance permette { la Côte d’Ivoire de devenir un pays émergent { l’horizon 2020.

Pour y arriver, le Chef de l’Etat a révélé que notre pays construira des infrastructures modernes, aura une économie en pleine expansion avec comme objectif majeur de faire baisser le taux de pauvreté de 50% en 2015.

C’est pourquoi, il a demandé plus de flexibilité de la Banque mondiale dans les modes d’intervention en faveur de notre pays ainsi qu’une augmentation substantielle des montants qui alloués { la Côte d’Ivoire par l’Institution bancaire, car selon lui, l’économie de la Côte d’Ivoire est une économie régionale qui sert { la fois les pays de la CEDEAO, de l’UEMOA et de la MANO RIVER.

Le Président de la Banque mondiale a, pour sa part, indiqué avoir de l’espoir pour la Côte d’Ivoire. Il a souligné avoir noté les avantages pour le pays d’être en paix et de se tourner résolument vers la croissance et la prospérité ; et ce, d’autant plus que ce pays a beaucoup de potentialités.

M. Jim Yong KIM a, en outre, fait cas de ses rencontres avec les jeunes ivoiriens qui ont beaucoup d’espoir en l’avenir, de même que les femmes leaders qui souhaitent ardemment la paix pour leur pays.

Pour lui, l’économie de la Côte d’Ivoire représentant 40% de l’économie de la sous-région, cela démontre l’extrême importance de ce pays qui a des ressources et qui doit pouvoir prétendre au développement. C’est pourquoi, il a relevé l’importante nécessité pour le pays d’inclure dans les programmes de développement, l’éducation et la formation des jeunes ainsi que la paix. Car, estime-t-il, la Côte d’Ivoire en paix est un pays qui a de fortes potentialités et qui doit pouvoir se développer et tirer la sous-région et l’ensemble du continent africain vers le progrès.

Enfin, M. Jim Yong KIM a indiqué que la Banque mondiale sera aux côtés de la Côte d’Ivoire pour son développement et travaillera avec toutes les Forces vives de la Nation ivoirienne.

Notons, par ailleurs, qu’au terme de cette rencontre, le Chef de l’Etat a offert un dîner en l’honneur du Président de la Banque mondiale, { la salle des ‘’Pas perdus’’ du Palais de la Présidence de la République.

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NOTE D'INFORMATION N°227

Lundi 10 Septembre 2012 - 17:6:3

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                    REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

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                                             NOTE D’INFORMATION/N°227

                                           (Abidjan, le 04 Septembre 2012)

 

Le Représentant Spécial pour le Sahel du Ministre français des Affaires Etrangères reçu par le Chef de l’Etat

Le Président de la République, SEM. Alassane OUATTARA, a reçu en audience, ce Mardi 04 Septembre 2012, au Palais de la Présidence de la République, M. Jean FELIX-PAGANON, Représentant Spécial pour le Sahel du Ministre français des Affaires Etrangères.

A sa sortie d’audience, M. Jean FELIX-PAGANON a indiqué être venu échanger avec le Président de la République, Président en exercice de la CEDEAO, sur la situation au Mali.

Il a, en outre, précisé avoir été informé par les Autorités maliennes de leur intention de saisir la CEDEAO d’une requête demandant le concours de cette organisation sous régionale pour aider le Mali à recouvrer l’unité de son pays, la souveraineté sur l’ensemble de son territoire.

Selon le diplomate français, cette requête qui vient d’être adressée à la CEDEAO au moment de son entretien avec le Chef de l’Etat, est structurée autour de trois phases à savoir, la sécurisation des Autorités de transition, la restructuration des Forces armées maliennes et la restauration de l’intégrité territoriale de ce pays.

Il a ajouté que pour chacune de ces phases, des éléments spécifiques en termes de matériels, de contribution humaine, de déploiement de forces ou de contribution d’autres natures ; notamment les échanges de renseignements ou le soutien logistique ont été évoqués.

Se prononçant sur le concours de la France dans cette intervention militaire, le Représentant Spécial du Ministre Laurent FABIUS a souligné que cela se fera dans le cadre du droit international qui est un processus qui part de la CEDEAO au Conseil de Sécurité des Nations-Unies en passant par l’Union Africaine. Cependant, il a tenu à réaffirmer la disponibilité de son pays à entamer des consultations avec les Etats de l’Union Européenne pour une contribution, soit dans la coopération civile, soit

dans le domaine militaire, pour assurer la restructuration et la recomposition des forces armées maliennes.

Notons que le Ministre de l’Intégration Africaine, M. Ally COULIBALY, a assisté à cette audience.

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DISCOURS DU PRESIDENT A L'UNIVERSITE

Lundi 10 Septembre 2012 - 12:20:48

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE                 REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE     

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RENTREE UNIVERSITAIRE

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE ALASSANE OUATTARA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE

 

Lundi 3 septembre 2012

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Madame et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Messieurs les Ministres des Etats membres du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES),
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des

organisations régionales et internationales,
Mesdames et Messieurs les Elus,

Mesdames et messieurs, les enseignants chercheurs, chercheurs, étudiants et parents d'élèves,

Honorables Chefs traditionnels et religieux,

Mesdames et Messieurs,

Honorables invités,

Chers amis de la presse,

Chères sœurs, chers frères, chers enfants,

 
Aujourd’hui est un grand jour! Un grand jour pour moi personnellement parce que lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis, en 1962, pour entamer mes études universitaires, j’ai été très impressionné par la qualité des infrastructures universitaires. J’avais  vingt ans et j’ai trouvé cela extraordinaire. Je me suis dit que mon pays, la Côte d’Ivoire, devait être doté de ce type d’infrastructures. Aujourd’hui, cinquante ans après, je me réjouis que ce soit une réalité.

 Aujourd’hui  en effet, après une année d’interruption, les Universités reprennent leurs riches et multiples activités.
Cette reprise, nous l’avons ardemment voulue et soigneusement préparée, car l’enseignement supérieur, partie importante de notre système éducatif, occupe une place centrale dans notre programme de gouvernement.
Je voudrais donc remercier toutes les femmes et tous les hommes qui ont contribué à la renaissance de nos universités publiques. Je félicite l’ancien Premier Ministre, Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Premier Ministre AHOUSSOU KOUADIO Jeannot, les membres du Gouvernement et tout particulièrement Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Ibrahima Cissé Bacongo qui, durant ces derniers mois, a accompli sa mission avec abnégation et passion. A ces remerciements, j’associe toute son équipe, l’entreprise de Monsieur Sidi KAGNASSI, en charge des travaux ainsi que toutes les administrations qui ont travaillé sans relâche pour parvenir à relever ce défi majeur. Je remercie enfin tous ceux qui ont fait le déplacement pour partager avec nous cette journée mémorable, notamment les Ministres et Présidents d’Universités des pays frères. Chers amis, merci pour votre présence!


Honorables invités, Mesdames, Messieurs,


Le Président Félix Houphouët-Boigny, père de la Nation ivoirienne, a voulu que l'enseignement supérieur accompagne le développement économique et social de notre pays. Pour lui, des universités diverses et dynamiques étaient nécessaires pour accroître notre capital de savoir, éclairer nos choix économiques et sociaux, donner à notre jeunesse les moyens de développer pleinement son potentiel créateur et entraîner toute la nation vers un avenir plus riche et plus solidaire. Cette mission de notre université a été bien remplie. En effet, pendant longtemps, l’école ivoirienne a été enviée pour son efficacité, pour la qualité de ses enseignants ; pour les cadres compétents  qu’elle a formés et qui ont contribué à bâtir la Côte d’Ivoire.

Malheureusement, depuis plus d’une décennie, notre système éducatif s’est fortement dégradé. La Côte d’Ivoire n’a pas suffisamment  investi dans les infrastructures universitaires alors que le nombre d’aspirants à l’enseignement supérieur n’a cessé de croître. L’insuffisance de la capacité d’accueil, l’obsolescence des équipements et du matériel pédagogique, le déficit en personnel enseignant, administratif et technique, l’insuffisance voire le manque de formation pédagogique des enseignants et l’inadéquation formation-emploi ont eu un impact négatif sur la qualité des enseignements dispensés. Cette dégradation est aussi la conséquence du mauvais état d'esprit qui a prévalu à l'Université ces dernières années. En effet, l’Université était devenue non plus le lieu d'élaboration et de transmission des savoirs, mais celui de la violence et de la corruption.

Devant une telle situation, le Gouvernement a décidé de la fermeture des universités publiques pour un nouveau départ.

C’était l’une des décisions les plus difficiles à prendre mais elle était nécessaire.

Une rénovation en profondeur des structures universitaires a été entreprise, afin de donner aux étudiants et aux enseignants des infrastructures modernes, sécurisées et équipées de technologies de pointe, aux standards internationaux. Cela a nécessité la mobilisation d’environ 110 milliards de FCFA.

 

Honorables invités, Mesdames et Messieurs,


Les nouvelles infrastructures et celles réhabilitées, voire reconstruites, que nous inaugurons aujourd'hui, témoignent de notre engagement pour une université de qualité.

Ces travaux s’inscrivent également dans notre vision de faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020. Pour y parvenir, l’éducation doit constituer le fer de lance de la transformation de notre société. Car, de la formation que nous donnerons à nos enfants, dépendra le développement de notre pays et la place qu’il occupera dans le monde.

 Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan  National de Développement  (2012-2015) adopté par le Gouvernement en Mars dernier, ce sont 7 sites universitaires : Cocody, Abobo-Adjamé, Bingerville, Treichville, Bouaké, Korhogo et Daloa, qui ont été réhabilités. Cela a nécessité un investissement de 110 milliards de FCFA,  mobilisé 600 PME, les meilleurs spécialistes ivoiriens et créé près de 12000 emplois, en quelques mois.
Nous allons également  augmenter les capacités d’accueil des URES de Daloa et de Korhogo en 2013, et transformer ces URES en universités. De nouvelles universités seront construites à Bondoukou, Man et San-Pedro, pour les rentrées universitaires 2014 et 2015. Ces dispositions auront pour effet d’accroître la capacité d’accueil du réseau universitaire, mais aussi de le déconcentrer, puisqu’aujourd’hui, 80% des établissements d’enseignement supérieur sont dans le District d’Abidjan.
D’importants moyens ont également été investis au niveau du primaire et du secondaire car ce sont eux qui fourniront les bacheliers de demain à nos universités. Pour ce faire, nous avons procédé à  la construction de 1500 classes au primaire pour la rentrée prochaine, au démarrage des travaux de construction de 11 collèges, au recrutement de 3000 professeurs contractuels dans le secondaire et de 5000 enseignants dans le primaire, à l’équipement des écoles en tables bancs et à la distribution gratuite de kits scolaires au primaire. Nous prévoyons aussi la réhabilitation de tous les lycées d’excellences. En somme, nous avons engagé un vaste programme de réhabilitation de notre système éducatif, car aucun développement ne saurait être envisagé et durable sans des ressources humaines de qualité.
En tant qu’économiste, je suis convaincu que l’investissement dans l’Université est l’investissement qui a le plus haut rendement en matière de développement.



Honorables invités, Mesdames et Messieurs,


Notre objectif est que l'Université se transforme, qu'elle devienne plus ouverte et plus sélective, qu'elle soit mieux gérée et qu’elle fonctionne, comme les meilleures universités du monde, c’est-à-dire avec des règles, des principes et de la méthode ; elle doit être également le foyer de la liberté d’expression.

 Aux responsables de la gestion académique et des œuvres universitaires, je veux dire que votre responsabilité est grande. Il vous appartient de délivrer des enseignements de qualité, adaptés aux valeurs universelles, mais aussi aux réalités socio-économiques de notre pays. Par votre rigueur, vous devez garantir aux étudiants des conditions de travail et de vie paisibles et studieuses.

 

Dans ce processus de rénovation, la responsabilité du corps enseignant est grande dans la formation et l'encadrement de nos enfants. Je veux leur dire que l’une de nos actions,  sera de revaloriser leur métier, et d’améliorer leurs conditions de travail. J'ai donné des instructions pour que leur revendication relative aux heures complémentaires soit satisfaite.

Quant à vous, chers étudiants, je vous exhorte à travailler et à prendre soin de ce nouveau cadre de travail et d'épanouissement qui vous est offert. Vous devez mériter de la Nation car c'est  à vous qu'il reviendra demain,  de maintenir haute la place de la Côte d'Ivoire en Afrique et dans le monde.

Tous ensemble, nous devons nous mobiliser pour que nos universités soient respectées et respectables, pour qu'elles redeviennent des lieux d'excellence et surtout qu’elles jouent leur rôle d'acteur de premier plan dans la réalisation de notre ambition de construire une Côte d’Ivoire rayonnante par la qualité de ses femmes et de ses hommes bien formés.
Honorables invités, Mesdames et Messieurs,

 

 L'Université nouvelle dont nous célébrons aujourd'hui le départ nouveau  et même la Renaissance, sera une université qui reposera sur un contrat social nouveau, une charte qui organise les rôles, les droits et les devoirs des différents acteurs. Ce sera une université qui fonctionnera sur de nouveaux modèles dans la façon de travailler, d'étudier et de vivre-ensemble.

Cette université nouvelle nous permettra de bâtir ensemble la Côte d'Ivoire de demain, une Côte d'Ivoire plus fraternelle, plus unie et plus rassurée sur son avenir, une Côte d'Ivoire émergente.
Pour ma part, je voudrais vous assurer que l’éducation et la formation continueront d’être une priorité pour le gouvernement et nous nous engageons à dégager les moyens nécessaires pour que notre système éducatif redevienne performant et compétitif.

Vive la communauté universitaire ivoirienne.

Vive la Côte d'Ivoire.

Je vous remercie.


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Auteur
rexona
Abidjan
Pensée du jour
Leurs sourires sont d'or et leur vie de misère . ..

Transmis par Lucile C.
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