LOGEMENTS SOCIAUX EN COTE D'IVOIRE
Mardi 10 Janvier 2012 - 12:54:11
- Madame et Messieurs les Présidents d’Institutions ;
- Messieurs les Ministres d’Etat ;
- Mesdames et Messieurs les Ministres ;
- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;
- Monsieur le Gouverneur du District d’Abidjan,
- Mesdames et Messieurs les Maires,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des partenaires au développement ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Banques et Etablissements financiers ;
- Mesdames et Messieurs le Directeurs Généraux, Chefs d’Entreprises et Opérateurs du secteur de l’habitat et de l’immobilier ;
- Honorables Chefs coutumiers et religieux,
- Honorables invités ;
- Mesdames et Messieurs,
Depuis plusieurs années, notre pays connaît une crise du logement qui a eu pour conséquences le développement des quartiers d’habitat précaire et la dégradation du cadre de vie d’une grande majorité de nos compatriotes.
C’est donc pour améliorer le cadre de vie des ivoiriens et favoriser un développement économique et social harmonieux de notre pays, que j’ai pris l’engagement lors de la campagne présidentielle de permettre à tous les ménages d’avoir accès à un toit décent et à un prix accessible.
Il s’agit ainsi pour l’Etat d’apporter son appui au secteur privé afin qu’il produise des logements à la porté des personnes aux revenus modestes.
Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs,
Les deux projets pilotes que nous lançons aujourd’hui sont porteurs d’espoir.
En effet, ils témoignent de l’avancée des réflexions menées au niveau du Gouvernement pour apporter des réponses concrètes aux attentes de nos compatriotes. Le cadre de partenariat public-privé dans lequel ces projets s’exécutent est novateur. Je me réjouis donc de la mise en œuvre de ce montage financier.
Pour notre part, nous mobiliserons des ressources à taux modéré pour alimenter le Compte de Mobilisation pour l’Habitat (CDMH), afin de faire baisser le taux du crédit.
J’ai aussi demandé au Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de voir dans quelle mesure la réglementation bancaire pourrait être modifiée pour permettre, comme aux Etats-Unis, que le logement soit financé sur une période de 20 à 25 ans et non pas seulement sur 10 ans.
J’encourage donc Madame le Ministre de la Promotion du Logement à faire adopter rapidement par le Gouvernement les textes qui réglementeront le secteur, notamment ceux relatifs au taux d’intérêt, à la durée de remboursement et bien sûr, à la promotion immobilière.
En effet, l’acquisition d’une maison mobilise plusieurs années d’épargne. Il est donc du devoir de l’Etat de créer les conditions pour protéger au mieux les ménages.
Il s’agira aussi de rétablir la confiance entre locataires et promoteurs immobiliers, sans décourager l’investissement dans le secteur. Enfin, la dernière question sans doute la plus importante est celle relative au foncier. Les dernières reformes ont conduit à la création de l’Agence de Gestion Foncière (AGEF) pour la constitution des réserves foncières, au nom et pour le compte de l’Etat et des collectivités locales et territoriales, ainsi que l’élaboration et l’organisation des contrats d’aménagements fonciers confiés au secteur privé.
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
La présente cérémonie est le début de la concrétisation de notre promesse de promouvoir le droit au logement aussi bien dans les villes que dans les villages.
Ce vaste projet à caractère social requiert la participation de tous.
C’est pourquoi, je voudrais inviter les opérateurs nationaux et étrangers à venir investir dans notre pays, pour nous aider à résorber l’important déficit en logements sociaux et en logements économiques.
Ainsi, nous parviendrons, ensemble, à offrir un toit et un meilleur cadre de vie à toutes les familles de Côte d’Ivoire.
Pour terminer, je voudrais, Madame le Ministre de la Promotion du Logement, vous féliciter pour votre compétence et votre persévérance. Je voudrais saluer votre contribution singulière à l’aboutissement de ce projet. Nous attendons beaucoup de vous, compte-tenu, de votre expérience et de vos compétences.
Je vous remercie.
Ultimatum du chef de l?Etat:
Mercredi 21 Décembre 2011 - 11:54:31
De hauts responsables en sursis
Ceux qui connaissent bien Alassane Ouattara mesurent son courroux à l’aune de la gravité des récentes dérives des Frci. Le chef de l’Etat a tenu une réunion en urgence, avant-hier, et quand bien même aucun responsable civil ou militaire n’a été débarqué, il n’en demeure pas moins que l’éventualité d’une mesure de limogeage visant certaines personnalités reste entière. Ministres et chefs militaires à qui incombe la responsabilité de la sécurité- s’ils ne jouent pas leur carrière- peuvent se faire quelques soucis quant à leurs présentes fonctions.
En créant les « Frci », le chef de l’Etat était probablement loin d’imaginer que l’appellation serait, aujourd’hui, à ce point, ternie : des éléments des Frci sont quotidiennement cités dans des exactions au grand dam de populations pas tout à fait remises de la terrible crise post-électorale. Le numéro 1 ivoirien en a par-dessus la tête des dérives répétées de son armée. Juillet 2011, il était monté au créneau à travers une sévère mise en garde : « Police, Douane, Eaux et forêts, assainissez vos rangs en mettant sans délai un terme aux perquisitions arbitraires, pillages, barrages non autorisés et autres exactions de toutes natures contre les populations, les opérateurs économiques, les diplomates, les touristes (…). Je tiens au strict respect de ces instructions et je dois dire très franchement que vous endosserez seuls, la responsabilité des agissements de vos hommes. Vous devez instaurer rapidement la discipline, le respect de l’autorité et de la hiérarchie ». Entre juillet et décembre 2011, il semble que les choses n’aient pas notablement évolué. De quoi provoquer la colère du locataire du palais présidentiel. Première cible : les gradés de l’armée et leurs supérieurs- ici les ministres. Il faut croire que les fêtes de fin d’année ne soient pas gâchées pour certains responsables.
Kisselminan COULIBALY
Source: Soir Info
Ouest ivoirien : Retour au calme
Lundi 19 Décembre 2011 - 14:48:35
ABIDJAN - Le calme était revenu lundi à Vavoua, dans le centre-ouest de la Côte d`Ivoire, où des affrontements entre militaires et habitants ont fait six morts parmi des jeunes durant le week-end, ont rapporté des sources locales.
"La situation est calme, tout le monde est sorti pour aller vaquer à ses occupations. Le marché est ouvert, l`école fonctionne normalement, les supermarchés et tous les bureaux fonctionnent", a déclaré à l`AFP Ivré Kouamé, mécanicien.
Des militaires des Forces républicaines (FRCI) "venus de Séguéla (ville à une soixantaine de km au nord) sillonnent la ville dans des 4x4", a-t-il ajouté.
"Le calme est revenu ce matin", a confirmé un autre habitant.
Après la mort samedi soir d`un jeune lors d`une rixe impliquant une patrouille des FRCI, une marche de protestation sur la base militaire de Vavoua avait viré dimanche au drame, les militaires tuant cinq jeunes gens, a indiqué dimanche soir l`état-major. Selon lui, des manifestants étaient munis de gourdins et de fusils.
Le chef de la patrouille impliquée dans l`incident de samedi ainsi que ses six éléments ont été mis aux arrêts et transférés à la gendarmerie de Daloa (50 km au sud de Vavoua), a précisé l`armée. Les autres éléments du cantonnement FRCI ont été transférés à Séguéla.
Des troupes de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) ont aussi été déployées à Vavoua depuis dimanche.
Les incidents, parfois meurtriers, impliquant les FRCI sont fréquents depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts et s`est conclue par deux semaines de guerre entre ex-rebelles soutenant le président Alassane Ouattara et forces fidèles à l`ex-chef d`Etat Laurent Gbagbo.
La réforme de l`armée, avec la fusion des anciennes forces belligérantes, sera l`une des priorités du prochain gouvernement, attendu après les législatives du 11 décembre remportées à la majorité absolue par la coalition au pouvoir.
str-tmo/ck/jlb
Source :AFP
Elections legislatives en cote d'ivoire 2011
Lundi 12 Décembre 2011 - 11:45:4
Le président de la République, Alassane Ouattara a accompli le dimanche 11 décembre 2011, au Lycée Sainte-Marie à Cocody, son devoir civique en compagnie de son épouse Dominique Ouattara. A 12h 28, le numéro un ivoirien, après s’être fait identifié et choisi ses deux candidats secrètement, a mis son bulletin de vote dans l’urne sous les flashes des paparazzi. A sa sortie de la salle où il a voté lors de la présidentielle, le chef de l’Etat n’a pas caché sa joie d’avoir pris part aux élections législatives. ‘’C’est un nouveau départ pour la Côte d’Ivoire’’, a-t-il déclaré, rappelant que cela fait bien longtemps (11ans) que la Côte d’Ivoire n’a pas connu d’élections législatives. Alassane Ouattara s’est dit convaincu de ce que le parlement qui sera mis en place, ‘’sera véritablement consensuel et démocratique’’. Aussi, a-t-il invité, hier, les Ivoiriens à se rendre massivement aux urnes. Pour le président ivoirien, les lois étant ‘’le fondement de la République’’, la mise en place de l’Assemblée nationale est d’importance. Car selon lui, les députés vont voter des lois adaptées à ‘’une Côte d’Ivoire au travail, réconciliée et rassemblée’’. Alassane Ouattara a, par ailleurs, relevé le caractère inclusif des élections d’hier, mentionnant que plus de 1000 candidats postulent pour 255 sièges. Se projetant dans le futur à court terme, le chef de l’Etat a relevé l’importance des élections autres élections. A savoir, les municipales et les régionales. Pour lui, toutes ces élections y compris les législatives, permettront à la Côte d’Ivoire d’avoir des ‘’Institutions fortes et indépendantes’’.
BAMBA Idrissa
Source:Soir Info
gbagbo cpi:Une leçon pour les générations futures
Jeudi 8 Décembre 2011 - 11:1:48
“Si tu empruntes le chemin de ‘’je m’en fous’’, tu te retrouveras au village de ‘’si je savais’’ ». Les Ivoiriens ont coutume d’utiliser cette boutade pour rappeler à tous ceux qui l’oublient qu’on ne fait pas sa vie au brouillon. Au risque de se retrouver dans une situation où on n’aurait que d’éternels regrets. Laurent Gbagbo, pour ne l’avoir pas intégré dans sa gestion du pouvoir, est en train de l’apprendre à ses dépens. Lundi dernier, l’ancien chef de l’Etat était devant la Cour pénale internationale. Comme d’habitude, le « Woudy de Mama » a fait son show devant les cameras et les photographes présents pour la couverture médiatique. Mais comme il fallait s’y attendre, le début du procès a été fixé à la moitié du mois de juin 2012. Montrant du coup que le nouveau pensionnaire de la cour de La Haye n’est pas au bout de ses peines. Au-delà de l’émotion et des passions qu’elle suscite en ce moment, il faut voir dans l’incarcération de l’ancien président de la République une leçon pour les générations futures. L’arrestation de Laurent Gbagbo et son transfèrement dans la Cour pénale internationale doit amener tous les apprentis dictateurs et autocrates que l’ère de l’obscurantisme est révolue. Surtout dans ce 21e siècle qui se présente plus que jamais comme celui du village planétaire où rien ne peut plus se cacher. André Malraux avait prévenu : « Le 21e siècle sera spirituel ou ne le sera pas ». La Bible renchérit avec lui : « Tout ce qui est caché sera dévoilé ». Pour dire que le siècle de la mondialisation, contrairement au siècle passé, sera une époque où il sera difficile pour un individu ou un régime de casser du fagot sur le dos du peuple. La vie humaine est sacrée. C’est pourquoi, dans les Saintes écritures, le deuxième commandement après l’adoration exclusive due au Créateur est : « Tu ne tueras point ». Mais qu’a fait Laurent Gbagbo tout le long de son règne ? Il a dirigé la Côte d’Ivoire comme si la vie humaine importait peu pour lui. Sa prise de pouvoir s’est faite dans un torrent de sang. De même que sa chute. Sous Laurent Gbagbo, tuer quelqu’un est devenu une banalité. Le chef de file de la Refondation avait confisqué toutes les libertés individuelles. Durant les dix ans qu’ont duré son règne, Laurent Gbagbo n’a jamais voulu que ses opposants utilisent les moyens légaux d’expression démocratique. Au point où manifester dans la rue était devenu un suicide. Lui, le champion des marches, réprimait systématiquement dans le sang toutes les manifestations de rue de l’opposition. On a aujourd’hui tendance à se focaliser sur les victimes de la crise postélectorale. Mais on n’oublie les morts d’octobre et décembre 2000. Les victimes des escadrons de la mort de septembre 2002 à mars 2003. Mais aussi les suppliciés de mars et de novembre 2004. La liste n’est pas exhaustive. Mais tout ce rappel pour rafraichir la mémoire de tous ceux qui croient encore que Laurent Gbagbo est à la CPI par erreur. « Qui sème le vent, récolte la tempête », dit l’adage. Lorsqu’on crache en l’air, il faut s’attendre à recevoir des goûts sur le visage. On ne peut être à l’origine de la mort d’autant de personnes et espérer s’en tirer à bon compte. Lorsque Laurent Gbagbo lançait ses chiens de guerre contre le peuple de Côte d’Ivoire, il a été prévenu à plusieurs reprises qu’il répondra de ses actes devant la justice. Mais il en a fait qu’à sa tête. Aujourd’hui, son passé le rattrape. Et donc le moment est venu d’assumer. Son transfèrement à la Cour pénale internationale de La Haye est un signal fort que la communauté internationale envoie à tous ceux qui rêvent d’emprunter sa voie et ses méthodes. A travers Laurent Gbagbo, la communauté internationale veut faire passer ce message : « L’ère des roitelets sanguinaires et autres satrapes intouchables est terminée ». Le procureur Luis Moreno Ocampo a prévenu : « Laurent Gbagbo ne sera pas le dernier pensionnaire de la CPI ». Son incarcération à La Haye est incontestablement une grande leçon que l’Histoire entend léguer aux générations futures. Et c’est tant mieux.
Son discours devant la CPI : Une vaine tentative de falsification de l’Histoire
Laurent Gbagbo a parlé lundi dernier. Toute la planète l’a écouté. Mais que retenir de son premier speech devant la Cour pénale internationale ? Rien. A part que le concepteur de la refondation est resté égal à lui-même. A savoir l’homme du double langage. Ceux qui attendaient que l’ex-chef de l’Etat fasse preuve de grandeur d’âme et d’esprit ont dû être déçus. Aucun mot sur sa part de responsabilité dans la tragédie postélectorale que lui-même a créée par son entêtement à ne pas reconnaitre sa défaite. Mais seulement de fausses complaintes sur les circonstances de son arrestation et ses conditions de détention à Korhogo. A l’écouter, à Korhogo, il était dans un goulag sibérien où l’obscurité était son compagnon de tous les jours. « Je ne voyais pas le ciel, sauf les rares fois où mes avocats venaient me voir », a pleuré Laurent Gbagbo devant la présidente de la Cour. Pour le champion de la refondation, s’il est à La Haye, c’est la faute à la France qui a ourdi un complot contre lui. « Ils ont fini le travail et laissé les forces de Ouattara terminer le reste », a-t-il accusé. Pas un seul mot sur son foireux hold-up électoral et la guerre qu’il a engagée et perdue. A la vérité, Laurent Gbagbo a utilisé la tribune que lui a offerte la CPI pour passer un message à ses partisans et à l’intelligentsia africaine qui a un problème avec l’Occident. Le « Woudy de Mama », à travers ce discours où il se présente en victime expiatoire, veut dire à ses supporters : « Voilà ce que Ouattara m’a fait. Vous devez donc continuer le combat contre lui pour me venger ». Aux intellectuels africains qui nourrissent une haine congénitale contre tout ce qui s’apparente à l’Occident : « Vous avez vu ! Ce sont encore les Blancs qui m’ont capturé, comme nos ancêtres, parce que je gêne leurs intérêts ». Mais, au-delà de cette pitoyable mise en scène, l’objectif du maitre illusionniste est de réécrire l’Histoire à son avantage. Laurent Gbagbo est un historien. Et il sait que le tribunal de l’Histoire est sans pitié contre les dictateurs de son espèce. Il a été sèchement battu aux élections. Mais au lieu de sortir par la grande porte en reconnaissant sa défaite, il a décidé de confisquer le pouvoir. Pire, il a livré une guerre meurtrière au peuple de Côte d’Ivoire qu’il a trahi en se rendant parjure. Il a, pour terminer, été arrêté grâce aux efforts conjugués des Forces républicaines et des forces impartiales qui sont intervenues, en vertu de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l’ONU, pour neutraliser ses armes lourdes. Laurent Gbagbo a donc été non seulement battu sur le plan électoral. Mais aussi il a été défait au plan militaire. Une double humiliation que son égo surdimensionné refuse d’admettre. Sa préoccupation aujourd’hui, est donc d’amener la conscience collective à retenir de lui l’image d’un résistant de la trempe des Samory Touré ou Béhanzin qui ont été déporté par le colon blanc pour s’être opposé aux intérêts de la France. Une imposture que, certainement, l’Histoire ne lui concédera point. Parce que, malheureusement pour lui, il est difficile de travestir les faits historiques. Surtout à l’ère d’Internet et des nouvelles technologies. Comme il l’a si bien dit lui-même lundi dernier devant la juge Gurmandi : « Si on m’accuse, c’est qu’on a les preuves pour m’accuser ». Et pour ce qui est des preuves, Laurent Gbagbo sera servi le 18 juin 2012, date du début du procès. Et ce jour-là, il comprendra qu’on ne ruse pas avec l’Histoire.
JCC
Source:Le Patriote
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Prenez le temps comme il vient le vent comme il soufle la femme comme elle est.
Transmis par Natacha (Abidjan)
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